lundi 24 février 2014

Mardi 25 février 2014, retrouvez Bernard Lugan en direct sur Radio Courtoisie.

Le mardi 25 février de 19h30 à 21 heures, sur Radio Courtoisie, Bernard Lugan sera l’invité du Libre Journal des Historiens dirigé par Philippe Conrad.

Il présentera ses derniers livres ainsi que le numéro de l’Afrique Réelle du mois de mars 2014. Ce numéro très détaillé que les abonnés recevront par PDF la première semaine du mois de mars est entièrement consacré à la question raciale en Afrique du Sud.
Cette question est d’autant plus d’actualité que de nouvelles dispositions gouvernementales contraignantes visant la « Transformation » de la société ont été décidées et elles ont pour but d’accélérer l’épuration ethnique « douce » que subissent les Blancs. Depuis 1994, ces derniers ont ainsi vu peu à peu se fermer devant eux les emplois publics dans l’administration, l’armée et la police. En 2013, sur 40 élèves-pilotes, la South African Airways n’a sélectionné aucun Blanc.
Avec la politique de « Transformation », nouvelle doctrine officielle, les Blancs vont se voir peu à peu exclus du monde de l’industrie puisqu’ils vont devoir se contenter de n’occuper que de 9 à 10% des emplois, leur pourcentage ethnique.

Cette volonté de « Transformation », montre bien que le mythe de la « Nation arc-en ciel » n’était qu’un « miroir aux alouettes » destiné à la mièvrerie européenne.

mercredi 19 février 2014

Centrafrique : point de situation (19/02/2014)

Philippe Meunier, député du Rhône, Secrétaire de la commission Défense rentre d'une mission parlementaire en RCA effectuée le 17 février dernier. L'Afrique Réelle lui a demandé un point de situation au moment où les organisations humanitaires parlent d'une "épuration" des musulmans par les chrétiens.

Quelle est aujourd'hui la situation sécuritaire à Bangui ?

Philippe Meunier : Une sécurité précaire est revenue à Bangui grâce et uniquement à la présence de nos militaires français, même si certains groupes sous couvert d'anti balakas commettent des délits. La tension reste néanmoins palpable et des incidents peuvent éclater à tout moment.

A lire les médias, ce sont les chrétiens qui massacrent les musulmans alors que pendant un an, ces derniers les martyrisèrent. Avez-vous pu mesurer le degré de haine entre les communautés? Pourquoi les chrétiens en veulent-ils à ce point aux musulmans ?

Philippe Meunier : Les islamistes du Seleka, avec la complicité de leurs collaborateurs, ont procédé à Bangui et dans l'ensemble du pays à des massacres sans nom des mois durant à l'encontre des chrétiens. Conséquence de ces viols et massacres de masse, les chrétiens ne veulent et ne peuvent plus aujourd'hui vivre avec et aux côtés des musulmans.

La présence de l'armée française qui procède au désarmement des anti balaka  ne risque t'elle pas d'entraîner une incompréhension de la part des chrétiens qui se sont rebellés contre les crimes des islamistes du Seleka ?

Philippe Meunier : Le risque est grand en effet, si ceux qui ont collaboré sous l'occupation du Seleka ne sont pas jugés et condamnées sévèrement.
Les condamnations de ceux qui  ont collaboré avec les  islamistes du Seleka doivent donc être effectives sinon l'amalgame se fera avec la communauté musulmane, des innocents périront et nos soldats se retrouveront au milieu de ces règlements de compte.

Quand l'armée française pourra-t-elle se déployer dans l'intérieur du pays où le Seleka continue à massacrer les chrétiens ?

Philippe Meunier : Quand la communauté internationale aura envoyé des forces de police pour assurer la sécurité à Bangui en lieu et place de nos soldats.

Nos soldats ont-ils le matériel adéquat ? La diminution des effectifs de l'armée française ne freine t-elle pas la mission sur place en RCA ?

Philippe Meunier : Notre armée a ressorti ses vieux P4 et camions militaires. Heureusement que les miliciens du Seleka ne visent pas juste avec leurs RPG 7 ... La diminution des effectifs de nos armées a évidemment des conséquences sur le nombre de soldats présents sur zone. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs le Seleka continue ses exactions dans le reste du pays. Quant au renforcement de nos forces par des unités provenant de l'Europe, je ne souhaite même pas en parler...

Si nos troupes quittaient la RCA, que se passerait-il ?

Philippe Meunier : Si nos troupes quittent la RCA c'est un génocide assuré à l'encontre de l'ensemble des communautés présentes sur ce territoire.

Plus généralement, faut-il repenser nos implantations militaires en Afrique et pourquoi, au moment où l'on nous annonce encore d'autres coupes budgétaires ?

Philippe Meunier : Il faut renforcer nos bases en Afrique équatoriale. L'islamisme progresse en direction du Sud et menace directement l'ensemble de la francophonie. La France et les Etats francophones doivent se préparer militairement à de futurs combats pour s'opposer à cette progression. Malheureusement, F.Hollande fait le contraire en diminuant plus encore le budget de nos armées et les effectifs de nos bases prépositionnées. Il est vrai que l'on ne peut pas accorder la CMU, l'aide médicale d'Etat et un milliard par an aux intermittents du spectacle et en même temps assurer pour nos Armées un budget décent...

dimanche 16 février 2014

Centrafrique : ce ne sont pas les chrétiens qui ont provoqué le chaos


Au moment où Paris renforce son contingent et lui ordonne de désarmer les milices chrétiennes[1], il n’est pas inutile de refaire la chronologie de la tragédie centrafricaine :

- Le 24 mars 2013, François Hollande laissa les pillards du Seléka[2] prendre Bangui alors qu’il aurait été facile de les « traiter » par une opération limitée et ciblée. Comme cela avait été annoncé par les connaisseurs du pays, la Centrafrique sombra immédiatement dans le chaos et les chrétiens - 95% de la population de souche -, furent persécutés.

-Au mois d’avril 2013, le sort des chrétiens devenant à ce point épouvantable, et comme ils étaient totalement abandonnés par la « communauté internationale », Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Centrafrique, les appela à la résistance. Ce fut alors que naquirent les milices d’autodéfense dites anti-Balaka dont certains éléments se livrèrent ensuite à de sanglantes représailles sur les musulmans accusés d’avoir soutenu leurs coreligionnaires du Seléka.

- Début 2014, face au désastre humanitaire dont il était largement responsable, François Hollande décida d’intervenir, mais sans donner de mission claire à nos troupes, ne désignant ni l’ « ami », ni l’ « ennemi », se bornant à leur demander de jouer les « bons samaritains ».

- Aujourd’hui, après avoir désolé le sud de la RCA et massacré ses habitants, les bandes du Seléka se sont repliées vers le centre-est et le nord-est du pays avec l’essentiel de leur armement, leurs véhicules et les produits de leurs pillages qui alimentent les marchés du Soudan. Rien n’a été fait pour délivrer les malheureuses populations chrétiennes vivant dans les régions tenues par ces bandes criminelles.

Pour recevoir par courriel la suite de cette analyse, vous devez être abonné à l’Afrique Réelle.

[1] Il est évidemment légitime de désarmer et de punir la composante criminelle de ces milices.
[2] « La Seléka, une nébuleuse criminelle (…) une internationale criminelle organisée et prospère ». Rapport de la fédération internationale des droits de l’homme du mois de septembre 2013 intitulé « RCA : un pays aux mains des criminels de guerre de la Seléka ».

mercredi 12 février 2014

Bouteflika, le sérail et l’odjak des janissaires - Point sur la situation en Algérie


En Algérie, où l’élection présidentielle aura lieu le 17 avril prochain, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas encore fait savoir s’il allait briguer un quatrième mandat. Cette question est cependant secondaire puisque, dans le théâtre d’ombres qu’est l’Algérie, c’est l’armée qui fait les présidents ; voilà pourquoi, comme durant la période de la Régence ottomane, c’est en quelque sorte l’odjak[1] des janissaires - lire les généraux-  qui va choisir le prochain dey -lire le président-,  qui sera son fondé de pouvoir.
A l’heure actuelle, tout est suspendu, non pas tant à la décision du président Bouteflika qui n’est plus en état de décider, qu’à la guerre, réelle ou supposée, mais publiquement instrumentalisée, que se livrent  - ou que se livreraient - deux composantes de l’armée, à savoir le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) - la police politique -, et l’état-major (EM) de l’Armée nationale populaire (ANP).
Pourquoi ce conflit qui devait être réglé en interne au sein de l’institution militaire a-t’il été rendu public ? Sommes-nous en présence d’une véritable cassure au sein de l’ANP ou bien de classiques intrigues de sérail alimentées par le clan Bouteflika terrorisé à l’idée de devoir bientôt rendre des comptes ?
Explications et développements :

Pour recevoir par courriel la suite de cette analyse, vous devez être abonné à l’Afrique Réelle.
Pour s'abonner, cliquer ici

[1] Mot turc servant à désigner la milice janissaire de la Régence d’Alger.

dimanche 9 février 2014

Réflexions sur les interventions françaises au Mali et en RCA


Au Mali comme en RCA, des conflits récurrents et résurgents opposent des populations que tout sépare ; or, depuis des décennies, au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée est électorale. L’expérience a pourtant montré que les élections n’ont jamais traité en profondeur les causes des affrontements ethniques car elles n’effacent pas plus les réalités géo-ethnographiques que la pluie les rayures des zèbres.
Mais il y a encore plus grave : l’ethno-mathématique électorale confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont à chaque fois aggravés. Résultat : le feu qui couve se rallume périodiquement ; voilà pourquoi nos interventions militaires successives, pourtant  couronnées de succès, sont  suivies d’échecs politiques.

Au Mali, les élections n’ont pas réglé le problème nord-sud. Tout au contraire, légitimés par le scrutin, les politiciens sudistes refusent de prendre en compte les revendications nordistes. De plus, pour Bamako, les ennemis ne sont pas les islamistes que combattent les soldats français, mais les séparatistes Touareg qui les aidèrent dans cette lutte.
En RCA, le Quai d’Orsay explique que la solution est dans la reconstruction de l’Etat, ce qui, là encore, passe par des élections. L’aveuglement des diplomates semble sans limite car le fossé de sang creusé entre nordistes et sudistes interdit toute reconstitution d’un « Etat » centrafricain. Quel administrateur sudiste osera en effet s’aventurer dans le Nord pour s’y faire massacrer et quel fonctionnaire nordiste décidera de venir se faire lyncher à Bangui? Les élections ne changeront donc rien à la situation qui prévaut sur le terrain, à savoir la partition, réalité masquée par la présence des troupes françaises.

Dans les deux pays, la question de la définition, de la durée et de la finalité des missions de l’armée française doit donc être posée.

Pour recevoir par courriel la suite de cette analyse, vous devez être abonné à l’Afrique Réelle.

mardi 4 février 2014

L’Afrique Réelle publie son numéro 50 !


























Avec le numéro 50 que les abonnés ont reçu au début du mois de février, l’Afrique Réelle fête son quatrième anniversaire. Depuis 2010, l’Afrique Réelle publie en effet un numéro par mois que les abonnés reçoivent  par PDF, ainsi que des analyses, des notes de situation et des communiqués.Chaque numéro aborde les questions de l’actualité africaine sous un angle totalement original car les articles ne se contentent pas de décrire les évènements, mais ils les analysent dans la longue durée, les replaçant dans la perspective historique africaine en les faisant toujours reposer sur deux réalités qui sont la terre et les hommes, la géographie et les ethnies. Chaque numéro est illustré de cartes originales en couleur. Le tout fait de la revue, et à un prix modique, un outil unique de compréhension et d’explication des réalités africaines.
La progression de la revue est constante et son taux de réabonnement proche de 85%, ce qui est remarquable et qui illustre la fidélité de ses lecteurs.
Ces derniers sont à 70% des acteurs directs de la question africaine, qu’il s’agisse de militaires ou d’expatriés. Grâce à Paypal, les abonnés se trouvent dans le monde entier avec des taux remarquables en Suisse, en Belgique, au Canada et aux Etats-Unis.
Aucun organe de presse français, aucune université française, aucune entreprise française travaillant avec l’Afrique, à deux exceptions près, aucune ambassade française - et naturellement encore moins le Ministère des Affaires étrangères -, de même qu’aucune bibliothèque ne sont abonnés.
En revanche, plusieurs ambassades étrangères, plusieurs universités américaines, plusieurs entreprises chinoises et japonaises ont souscrit un abonnement. Voilà qui illustre ce mal français mortel qu’est le refus obstiné du réel, la cécité volontaire dictée par les impératifs idéologiques et la soumission au politiquement correct. Cela explique les échecs de la diplomatie française en Afrique et les déconvenues de ses entrepreneurs.

A l’occasion de cet anniversaire, et afin de faire connaître l’Afrique Réelle à un plus large public, je vous propose de vous faire parvenir gratuitement par PDF un numéro spécimen. Pour le recevoir, il vous suffit de nous envoyer un courriel.

Bernard Lugan

Sommaire du numéro 50 (février 2014) :

Economie :
Afrique du Sud : ce naufrage économique qui ne peut plus être nié

Livres :
Rwanda : Un génocide en questions

Dossier :
2014, une année cruciale pour l'Afrique du Nord

- Algérie 2014 : l'année de tous les dangers ?
- Libye : Jusqu'où peut aller la dislocation territoriale
- La complémentarité Afrique du Nord-Sahel

Editorial de Bernard Lugan

En Afrique du Sud et en Algérie, l’année 2014 sera électorale.

En Afrique du Sud, le climat social se dégrade chaque jour un peu plus dans un contexte de crise que le politiquement correct planétaire ne peut plus cacher (voir à ce sujet l’article à l’intérieur de la revue). 
Ce phénomène est tragiquement illustré par le fait que la police est désormais contrainte d’ouvrir le feu sur des foules de manifestants en colère. Un chiffre : depuis le début de l’année 2014, les forces de l’ordre ont ainsi tué 8 personnes par balles lors de différentes manifestations syndicales à Johannesburg, Pretoria et Tzaneen. 
Jacob Zuma sera cependant automatiquement élu pour un second mandat, la seule question étant de savoir avec quel pourcentage.

En Algérie, à l’heure où ces lignes sont écrites, le doute subsiste encore sur la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, ou de sa « momie », lors des élections présidentielles du mois d’avril prochain. Quoiqu’il en soit du résultat des tripatouillages préélectoraux d’un clan de profiteurs aux abois, le pays est face à une quadruple crise :

1) Une démographie suicidaire et sans espoir de ralentissement en raison du poids de plus en plus fort de la religion dans la vie de tous les jours.

2) Une crise sociale avec une partie de la population en phase de « clochardisation » dans une société de plus en plus fermée et incapable de se réformer. La classe moyenne ayant disparu, il ne reste plus en Algérie que les riches, de plus en plus riches, et les pauvres, de plus en plus pauvres.

3) Un pays zébré par de profondes fractures régionales, ethniques (arabes, berbères, arabo-berbères) et religieuses.

4) Une crise de génération : alors que la moitié des 38 millions d’Algériens a moins de 20 ans et que le chômage des jeunes dépasse les 35%, les dirigeants algériens se maintiennent au pouvoir cramponnés au mythe de leur résistance à la colonisation. Or, la jeunesse supporte de plus en mal :

- De voir le pays dirigé par des vieillards dont la seule « légitimité » est d’avoir lutté - souvent en imagination -, contre l’armée française entre 1954 et 1962 ;
- Le poids des associations d’ayants droit auto proclamés acteurs ou héritiers de la « guerre de libération », qui bloquent les nouvelles générations sur des schémas obsolètes et paralysants.

Cette quadruple crise va donc, tôt ou tard et inéluctablement déboucher sur de graves évènements.