mercredi 29 mai 2013

L'Afrique Réelle N° 41 - Mai 2013


























SOMMAIRE :

Dossier : Les guerres de Libye depuis 2011
- La première guerre de Libye (février - octobre 2011)
- Les autres guerres de Libye

Histoire : Une traite qu'il est bon ton de passer sous silence : l'esclavage arabo-musulman en Afrique
- Les trois pôles de la traite arabo-musulmane
- La lutte contre la traite arabo-zanzibarite
- La traite arabo-musulmane : quel bilan chiffré ?

Editorial de Bernard Lugan :

Les vrais responsables de l’anarchie libyenne

Il aura donc fallu l’attentat à la voiture piégée qui a visé l’ambassade de France à Tripoli le 23 avril dernier pour que la presse française découvre enfin que la Libye n’existe plus comme Etat.
Depuis cet attentat, et alors que, jusque là, les perroquets répétaient que le pays était en voie de stabilisation et de démocratisation, son état réel illustre chaque  jour un peu plus leur psittacisme. C’est ainsi que tout le sud du pays est devenu une zone grise dans laquelle évoluent les terroristes chassés du Mali par l’opération Serval. Ailleurs, l’incapacité de l’Etat atteint des proportions inouïes avec le siège mis devant certains ministères par des groupes de miliciens écartés du partage des dépouilles opimes enlevées au colonel Kadhafi. Sans parler de la quasi sécession de la Cyrénaïque, déchirée par une guerre civile et religieuse.

Si, comme le disait Charles Maurras « une politique se juge à ses résultats », le bilan du duo Sarkozy-BHL dans cette affaire est donc particulièrement accablant. En ayant immiscé la France dans une guerre civile alors que ses intérêts n’étaient pas en jeu, le politique et le « philosophe » ont en effet offert la victoire aux délinquants de toutes sortes et aux fondamentalistes islamistes qui se battent au grand jour pour récupérer des miettes de pouvoir.
Pour des raisons encore inconnues, le prétexte « humanitaire » étant une fable destinée aux enfants de l’école maternelle, Nicolas Sarkozy a renversé un chef d’Etat qui n’était certes pas un modèle de vertu, mais qui, dans le combat contre le fondamentalisme islamiste était devenu son allié. Un chef d’Etat fantasque et imprévisible, mais qui, après avoir agité la région sahélienne en était devenu un élément stabilisateur. Un chef d’Etat ancien soutien du terrorisme, mais qui, là encore, s’était mis à le combattre. Un chef d’Etat qui était un partenaire essentiel dans la lutte contre l’immigration clandestine et ses parrains mafieux. Un chef d’Etat qui avait fait croire que la Libye existait alors qu’il ne s’agit que d’une mosaïque tribalo-régionale.
Un chef d’Etat enfin qui ne risquera pas de faire des révélations « gênantes » lors d’un procès. Sa tête ayant été mise à prix comme celle d’un vulgaire délinquant de droit commun, il fut en effet liquidé après avoir été torturé et sodomisé par les doux démocrates de la milice de Misrata… Ces mêmes miliciens avaient été sauvés de justesse quelques mois auparavant par une audacieuse opération menée par des commandos français. La seule de ce genre et de cette importance durant toute la guerre, l’intervention française dans le djebel Nefusa ayant été de nature différente. Là encore, une autre question se pose elle aussi restée sans réponse à ce jour : pourquoi, et alors que d’autres objectifs étaient militairement plus importants, le président Sarkozy a-t-il ordonné de dégager les miliciens de Misrata ?

Bernard Lugan

samedi 25 mai 2013

Mali-Nigeria-Niger : le sanctuaire du Sahélistan est en Libye

Après le Mali, le Nigeria et le Niger sont à leur tour devenus la cible des islamistes. La gangrène s’étend donc à tout le Sahel. Il fallait s’y attendre. Le 14 janvier 2013, dans un communiqué publié sur le blog de l’Afrique Réelle, j’écrivais : « la situation malienne cache l’incendie qui est actuellement en train de se développer dans la zone péri Tchadique. Le chaos en retour se fait en effet sentir dans tout le sud de la Libye, cependant que la contagion n’est plus qu’une question de temps au Tchad et au Darfour avec le risque de voir un continuum fondamentaliste s’établir avec les islamistes de Boko Haram du nord Nigeria[1]. Quant au sud de la Tunisie, la contamination y a largement commencé ».

Il importe de le redire à ceux dont la mémoire est courte : tout découle de cette erreur majeure que fut l’ingérence franco-otanienne dans la guerre civile libyenne. Non pas naturellement que le problème soit né de l’élimination du colonel Kadhafi par la France de Nicolas Sarkozy, mais parce que son renversement a libéré les forces nocives qu’il contrôlait ou qu’il aurait pu aider à contrôler. Le colonel avait en effet une politique saharienne, pas ses successeurs qui sont des hommes du littoral méditerranéen et pour qui le désert est un monde étranger et hostile. Nicolas Sarkozy et son ami BHL peuvent donc être remerciés par ces islamistes auxquels ils ont offert une base d’action pour le moment inexpugnable. Grâce à eux, le « Sahélistan », fantasme hier, est en effet peu à peu devenu une réalité.

Ceci étant, quelle est la situation aujourd’hui sur le terrain ? A quels développements pouvons-nous nous attendre au moment où, en plus du Mali, le Nigeria et le Niger sont désormais directement touchés ?

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[1] Cette question sera traitée dans le numéro de juin de l’Afrique Réelle.

vendredi 17 mai 2013

Pour les députés français les races n’existent plus…

La date du jeudi 16 mai restera dans l’histoire de la pensée française comme celle d’une nouvelle grande victoire de l’obscurantisme. A main levée, salivant aux stimuli du politiquement correct à la française, à l’image des chiens de Pavlov, les  députés français ont en effet, et sur proposition du Front de gauche, supprimé le mot « race » de la législation.
La gauche unanime a naturellement voté pour cette proposition. Avec la « fermeté » qui les caractérise les députés de l’ « opposition » ont largement voté avec les amis de Monsieur Mélenchon. Certains, plus « courageux », ont choisi de s’abstenir au prétexte que ce texte « plein de bonnes intentions pose problème au plan technique »… Belle défausse…
Au même moment, dans le monde anglo-saxon, la notion de « race » est à ce point considérée comme une réalité qu’elle figure dans le cursus de plusieurs dizaines des plus grandes universités américaines. Ainsi, pour ne prendre que le seul exemple des Etats-Unis :

Schools PhD'S

· Race, Ethnicity, and post-Colonial Studies Schools

· Master's and PhD Programs in Race, Ethnicity, and post-Colonial Studies


· Race, Ethnicity, and post-Colonial Studies Programs

 
School & Program
Address

Boston, MA

Providence, RI

Los Angeles, CA

Northridge, CA

Claremont, CA

New York, NY

Ithaca, NY

Bloomington, IN

Philadelphia, PA

East Lansing, MI

Bozeman, MT

New York, NY

Evanston, IL

Columbus, OH

San Francisco, CA

San Jose, CA

Los Angeles, CA

Lawrence, KS

Louisville, KY

Amherst, MA

Madison, WI

Dignes disciples d’Alphonse Allais qui décrétait l’« extinction du paupérisme après 9 heures du soir », les députés français viennent donc de brillamment s’illustrer en signant  la mort de l’anthropologie. Tout autre commentaire serait superfétatoire...

Bernard Lugan
17/05/13

mardi 7 mai 2013

Les guerres d'Afrique



























Les guerres d'Afrique, des origines à nos jours
Bernard Lugan
Les éditions du Rocher, 2013
408 pages ; 72 cartes et planches


Description :
Le long déroulé de l’histoire du continent africain est rythmé par une succession de guerres. Les plus anciennes sont figurées sur les parois peintes du Sahara et de l’Afrique australe ; les plus récentes font l’actualité, de la Libye au Kivu et de la Somalie au Mali.

Dans l’Afrique d’ « avant les Blancs », la guerre entraîna la mutation de nombre de sociétés et fut créatrice d’empires, dont ceux d’el Hadj Omar, de Samory, de Rabah, de Shaka Zulu etc.,).

Avec la conquête coloniale, à l’exception de l’échec italien en Ethiopie, les guerres   tournèrent toutes  à l’avantage des colonisateurs, même si, ici ou là, des batailles retardatrices dont le livre rend compte, furent occasionnellement remportées par les Africains.

La parenthèse impériale fut ensuite refermée sans affrontements majeurs, les guérillas nationalistes n’y étant jamais en mesure de l’emporter sur le terrain.

Après les indépendances, l’Afrique fut ravagée par de multiples confits qui firent des millions de morts et des dizaines de millions de déplacés.

Après la « guerre froide », l’Afrique redevint l’actrice de ses propres guerres, donc de sa propre histoire. Les placages idéologiques et politiques qui lui avaient été imposés depuis des décennies volèrent alors en éclats et le continent s’embrasa. Durant la décennie 2000-2010, 70% des décisions de l’ONU et 45% des séances du Conseil de Sécurité  furent  consacrées aux conflits africains.

Table des matières :

Première partie : Guerres et sociétés guerrières dans l’Afrique d’avant la colonisation.

Chapitre I : Aux origines de la guerre africaine

I- Sahara et Afrique australe : les plus lointains échos guerriers.
II-L’ Egypte et ses « Neuf arcs »
III- Rome et Carthage : les premières guerres coloniales
IV- Une nouveauté, la guerre pour convertir : la conquête de la Berbérie par les Arabes (644-750).

Chapitre II : Les grandes sociétés militaires et guerrières africaines

I- L’armée marocaine, une force polyvalente devenue outil de gouvernement
II-Conquérants et guerres jihadistes  au Sahel
III- Le Rwanda, royaume de la lance et de la vache
IV- Le royaume zulu : son « pâturage est le champ de bataille »
V- Les Ndebele-Matabele : des guerriers errants fondateurs de royaumes.

Chapitre III : Deux sociétés guerrières exogènes : l’Etat ethno-militaire mamelouk et le militaro-pastoralisme boer

I- Les Mamelouks d’Egypte : une aristocratie guerrière à titre viager.
II- Les Boers : une société guerrière d’inspiration biblique

Deuxième partie : Les guerres de conquête coloniale

Chapitre I : La France s’adapte à la guerre d’Afrique

I- La création d’une armée coloniale
II- L’Algérie et la naissance de l’armée d’Afrique.
III- La conquête de l’Ouest africain.

Chapitre II : La Grande Bretagne et les guerres d’Afrique australe

I-Les « surprises » de la guerre anglo-zulu (1879).
II-La guerre des  Boers : entre modernité et archaïsme.

Chapitre III : De difficiles campagnes d’Afrique

I- Allemagne : une lente adaptation  à la guerre d’Afrique.
II- L’échec militaire italien face à l’Ethiopie (1895-1896).
III-Une guerre privée : la campagne anti esclavagiste au Congo (1890-1896).

Troisième partie : Les guerres durant la période coloniale

Chapitre I : Le premier conflit mondial : quand l’homme blanc combattait l’homme blanc

I- Afrique du Nord : objectif Suez
II- Afrique de l’Ouest : la  « promenade » des Alilés
III- Afrique orientale : le général Paul von Lettow-Vorbeck invente la guérilla moderne.

Chapitre II : Du Maroc à l’Ethiopie : la mutation des guerres africaines.

I- La « pacification » marocaine : une guerre par procuration
II- La Guerre du Rif, première guerre de libération
III-La dernière guerre de conquête coloniale : Ethiopie (1935)
 
Chapitre III : Le second conflit mondial

I- Les années 1940-1942 et la fin de l’Impero italien
II-Le débarquement allié de novembre 1942 et ses conséquences militaires.

Chapitre IV : La décolonisation : des guerres gagnées, des empires perdus.

I- La guerre des Mau Mau  (1952-1956) : un coup de tonnerre dans un ciel serein
II- La guerre d’Algérie (1954-1962) : victoire militaire française, victoire politique algérienne.
III-Les guerres de décolonisation portugaise : Angola, Mozambique, Guinée Bissau (1961-1975).
  
Quatrième partie : Les guerres contemporaines (1960-2013)

Chapitre I : Les guerres en Afrique du Nord

I-La double conflictualité algéro-marocaine
II- La guerre civile algérienne (1992-2002)
III- La guerre de Libye (février 2011-octobre 2011)

Chapitre II : Les guerres le long du rift racial sahélo-saharien.

I- Le Sahel : un archipel de conflits
II- Mali-Niger-Azawad : des conflits récurrents
III-2012-2013 : de la guerre touareg à la guerre islamiste.
VI-Les guerres du Tchad (1965-2009).

Chapitre III : Les guerres dans la Corne  de l’Afrique

I-Les guerres d’Ethiopie (1970-1991)
II-Le conflit Ethiopie-Erythrée (1998-2000)
III-Les guerres de Somalie : clans contre clans (depuis 1977)

Chapitre IV : Les guerres du Soudan (1956-2013)

I-Les guerres raciales Nord-Sud (1956-2010)
II- La guerre du Darfour (depuis 2003)
III- La guerre entre les deux Soudan (2011-2012)

Chapitre V : Les guerres ethniques de  l’ouest africain (1990-2013)

I-  Liberia : Kru contre Mandé
II-Sierra Leone :Limba contre Mendé   
III- Côte d’Ivoire : Nord contre Sud
IV- Nigeria : de la guerre du Biafra au conflit ethno-religieux Nord Sud

Chapitre VI : Un demi siècle de guerres au Zaïre/RDC (1960-2012)

I- Les premières guerres du Congo (1960-1978)
II-De la campagne du  Zaïre  (septembre  1996- mai 1997) à la deuxième guerre du Congo-RDC (1998-2002)
III-La guerre de l’Ituri (1996-2004)
IV- La deuxième guerre du Kivu (depuis 2007)

Chapitre VII : La guerre du Rwanda ( 1°octobre 1990- 19 juillet 1994)

I- De l’offensive tutsi d’octobre 1990 aux accords d’Arusha (4 août 1993).
II- Entre guerre et génocide : du 6 avril au 19 juillet 1994.

Chapitre VIII : Les guerres d’Afrique australe (1965 à 2002).

I- La guerre de brousse rhodésienne (1965-1978)
II- La seconde guerre d’Angola (1975-1984)
III- La troisième (1992-1993) et la quatrième ( 1997-2002) guerre d’Angola
IV-Les guerres du Mozambique (1975-1992)

jeudi 2 mai 2013

Le 10 mai, avec la « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions », c’est encore un anniversaire de culpabilisation à sens unique qui est célébré

Sous la présidence de Jacques Chirac les députés votèrent à l’unanimité, (donc tous les élus de « droite »), et en première lecture, la loi dite « Taubira ».  Définitivement adoptée le 10 mai 2001, cette loi qualifie de « crime contre l’humanité » la seule traite esclavagiste européenne. Christiane Taubira a insolitement précisé que sa loi passe sous silence la traite arabo-musulmane[1] afin que les « jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express du 4 mai 2006).

Et pourtant, au XIXe siècle, l’abolition décidée par les Européens ne concerna pas les Arabo-musulmans. Depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes organisées militairement continuèrent en effet à dévaster des régions entières de l’Afrique noire. Au XIXe siècle, au centre comme à l’Est du continent, les réseaux esclavagistes musulmans étaient en pleine extension ; la documentation abonde les concernant.
Dans la région sahélienne, de la boucle du Niger au Tchad, les esclavagistes puisaient dans le « vivier humain » du bilad al Sudan, Bambara, Sénoufo et Sara étant leurs principales victimes.
Dans la région du Haut Nil, l’actuel Sud Soudan, Dinka, Nuer et Chillouk étaient pourchassés, les femmes pour leur beauté et les jeunes garçons pour être « transformés » en eunuques gardiens des harem.  
Dans l’Est de l’Afrique, les esclavagistes zanzibarites ravageaient les actuels Etats de Tanzanie, d’Ouganda, de RDC, de Zambie ainsi que tout le Nord du Mozambique. Tirant l’essentiel de ses revenus de la vente des esclaves, le sultan de Zanzibar avait constitué un corps de fonctionnaires  chargé de tenir un compte  précis du nombre de captifs débarqués sur son île. Grâce aux registres des perceptions douanières, nous savons ainsi qu’entre 1830 et 1873, environ 700 000 esclaves furent vendus sur le seul marché de Zanzibar. Ces chiffres ne valent cependant que pour le commerce officiel du sultanat et ils ne tiennent pas compte de la contrebande.

Ce fut l’administration coloniale qui mit un terme à ces odieuses pratiques. Certaines ethnies ne survécurent alors que parce que la colonisation sépara victimes et razzieurs, comme au Mali, comme au Niger, comme au Tchad, comme en Centrafrique, comme au Nigeria, comme en RDC, comme en Tanzanie, comme en Ouganda, comme au Soudan, comme au Malawi, comme au Mozambique etc... Ce furent les Européens qui firent fermer le marché de Zanzibar en 1873. Ce furent également eux qui, à partir de 1890, obligèrent les autorités égyptiennes à interdire aux 78 marchands d’esclaves du Caire et aux 73 d’Alexandrie de cesser cette activité[2].
 
En 2005, Jacques Chirac décida que le 10 mai, jour de l’adoption de la loi Taubira, serait désormais célébrée la « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Rompant avec une sage pratique voulant, sauf exception, que des dates du passé soient toujours choisies pour célébrer les évènements historiques, le président de la République faisait ainsi d’une date du présent un jour de commémoration d’évènements du passé…
Et pourtant, le 27 avril, date anniversaire  de l’abolition de l’esclavage en France (27 avril 1848) était la date idéale qui aurait permis de célébrer cette « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions » dans un climat d’unanimisme national. Jacques Chirac a préféré une date clivante.

Tout cela n’est cependant qu’un début car les  groupes de pression constituant le noyau électoral de François Hollande, modernes Minotaures à l’insatiable appétit, réclament maintenant des « réparations » sonnantes et trébuchantes. Comme les caisses de l’Etat sont vides, notre « pauvre » président ne va donc pouvoir nourrir ses électeurs que de paroles. Il faudra donc qu’elles soient roboratives. C’est pourquoi nous pouvons nous attendre à de nouvelles rafales de déclarations et de mesures symboliques de repentance.

Voilà comment le totalitarisme se met en place et comment, lentement mais sûrement, nos « élites » gouvernantes, totalement coupées du « pays réel » se préparent des lendemains difficiles. Notamment parce que Madame Taubira dont les condamnations sont sélectives, ignore probablement, et les Romains l’avaient appris à leurs dépens, que  chez les Gaulois « la patience dont on abuse se change en fureur ».

Bernard Lugan
02/05/13


[1] L’Afrique Réelle du mois de mai 2013 consacre un important dossier aux traites arabo-musulmanes.
[2] Voir mon livre Mythes et manipulations de l’histoire africaine. Mensonges et repentance. A commander sur ce blog.